Et si on repensait nos valeurs?

 

En septembre, la période de haze provenant d’Indonésie m’a beaucoup choquée et affectée. Quand le nouveau normal est de mettre des purificateurs d’air dans sa maison et de porter des masques pour sortir parce que l’air est devenu irrespirable, c’est à ce moment là que pour moi tout devient absurde et anormal.

Une profonde tristesse s’est abattue sur moi. Pas une tristesse liée à ma situation personnelle mais une tristesse profonde pour le monde. Et beaucoup de questionnements aussi.

 Pourquoi est-ce que les indonésiens utilisent encore le brûlis alors que cela les asphyxie et étouffe aussi les pays voisins? On pourrait simplement leur jeter la pierre… Mais c’est tout un système qui est en cause. Ils le font pour vivre, pour gagner un salaire. L’industrie leur demande de brûler leurs champs parce que c’est plus rapide pour produire à nouveau de l’huile de palme que les consommateurs du monde entier utilisent…

 La majorité d’entre nous ne sommes pas conscients de l’impact de nos actes de consommation. Et malheureusement le système est construit non pas pour notre plus grand bien-être mais la motivation première reste bien l’argent.

 Sans doute n’est-ce une révélation que pour moi… Peut-être ai-je vécu dans un monde de bisounours jusqu’ici… Mais cet épisode m’a clairement réveillée!

Et maintenant c’est le coronavirus qui bouleverse le monde entier.

Alors je me pose des questions… et j’aimerais les partager avec toi.

 

Mes questions en vrac

 

  • Pourquoi cette médiatisation affolante et effrayante? Bien sûr, la contamination prend des proportions jamais vues jusqu’ici. Mais les médias n’ont partagé pendant de nombreuses semaines que des données négatives (morts et nouveaux cas) et aucune donnée positive (nombre de personnes guéries). Une tendance claire de gestion par la peur. 
  • Pourquoi est-ce que le coronavirus a autant été médiatisé alors que la malnutrition en Afrique ne l’est pas tout autant, ni le taux de suicide, ni la malaria et d’autres maladies qui tuent tous les jours… Est-ce la nouveauté? Est-ce le fait que cela touche tout le monde? Ou est-ce parce que cela touche tous les business?

Qu’est-ce que cette période de confinement peut nous apprendre?

  • Est-ce que le coronavirus veut nous dire de profiter de chaque instant car tout est éphémère? Et qu’au lieu de ressasser le passé ou d’angoisser pour l’avenir, nous ferions mieux de profiter de l’instant présent?
  • Est-ce que c’est une façon de nous montrer que le monde est mené par la peur et non par l’amour?
  • Est-ce que le coronavirus nous demande de prendre soin de la terre comme un tout, sans frontière, sans différence de race, de genre, de niveau social,…
  • Est-ce que la difficulté pour certains de comprendre l’objectif du confinement ou pour d’autres de ne pas dévaliser les supermarchés nous montrent à quel point l’être humain est devenu individualiste? 
  • Est-ce la terre elle-même qui essaye de nous envoyer un message à travers les feux de forêts incontrôlables, les tempêtes, les glaciers qui fondent, la sécheresse qui empire en Afrique,..?
  • Est-ce que les éléments nous implorent de revoir nos valeurs?
  • Est-ce que le coronavirus nous montre que tout est possible et que si on le voulait, on pourrait faire diminuer le taux de pollution? Pour preuve, l’impact positif de la réduction forcée de notre activité humaine (arrêt des usines, diminution des déplacements, des vols,…)
  • Doit-on en arriver à une période aussi chaotique pour que des élans de générosité, de courage, de partage, d’humour, d’amour éclosent aux 4 coins du monde?

Je pense vraiment que cette période que nous vivons tous nous invite à réfléchir et à repenser notre façon de vivre. Nous sommes poussés hors de notre zone de confort et sommes forcés à nous réinventer; revoir notre façon de travailler, repenser nos business models, redéfinir nos valeurs et nos priorités,…

 

 Et l’après, tu y penses?

 

L’après-confinement sera probablement la période la plus importante. 

  • Serons-nous juste contents que cette période soit enfin finie et vaquerons-nous à nouveau à nos obligations (en faisant des heures de route pour aller au travail, en prenant l’avion quand ce n’est pas nécessaire, en consommant à nouveau massivement,…) tout en oubliant cet épisode?
  • Ou garderons-nous précieusement avec nous le souvenir de cette période de chaos pour réellement questionner nos systèmes (globaux, nationaux, politiques, économiques, sanitaires, sociaux, éducationnels et familiaux) et redéfinir nos valeurs en prenant action chacun à notre échelle? 

Je vois le coronavirus comme un grand, géant, gigantesque signal d’alarme.

Ce serait terrible de ne pas se rendre compte de cet avertissement et de continuer comme si c’était juste un petit hiccup.

Au final, tout n’est qu’une question de valeurs et de priorités.

Je pense au plus profond de moi que l’être humain est formidable et qu’il est capable de tout.

Ce “tout” dépend de ses valeurs et priorités.

Le questionnement sur les valeurs est toujours un sujet de discussion avec mes clientes lors des sessions de coaching. Et je m’en réjouis! Bien entendu, c’est une toute petite échelle mais c’est notre contribution au monde!

Et j’ose espérer que si chacun fait sa part, en plaçant son énergie et son focus sur des valeurs plus humaines, le monde de demain se remplira plus d’amour que de peur, de tolérance et de respect que de jugement et de discrimination.